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Tulle, 9 juin 1944 voir aussi le drame de Tulle du 9 juin 1944
 

le 8 juin 1944, la division blindée SS Das Reich qui se dirigeait vers le lieu du débarquement pour prêter main forte à l’armée allemande, entre dans Tulle libérée par les maquis F.T.P. (Francs Tireurs et Partisans).
le 9 juin au petit matin, les SS prennent en otage des centaines d’hommes et les rassemblent dans la manufacture. Après un tri absurde et arbitraire qui durera des heures, 99 hommes de 17 à 42 ans sont pendus aux balcons de la ville dans un climat de terreur sous les yeux de la population, 149 hommes sont déportés dont 101 ne reviendront pas des camps de concentration. le 10 juin au matin la même division prend le chemin d’Oradour sur Glane.
Ces hommes n’ont pas été les seules victimes. Le 7 juin, 18 gardes-voies avaient été assassinés à bout portant par l’armée allemande et le 8 juin, 6 maquisards tués par la Das Reich à Pounot de Laguenne lors d’une expédition de nuit décidée par l’Armée Secrète.

Plusieurs mois avant le 9 juin 1994, dans la perspective du 50e anniversaire du « Drame de Tulle », Peuple et Culture décide d’initier un travail de mémoire vivante auprès des familles de victimes et de témoins directs. Cette initiative va prendre plusieurs formes : recueil de photographies qui donne pour la première fois visage aux victimes grâce à l’affiche de l’artiste « Ramon », réalisation du film « La mémoire des vivants » par Jean Pradinas , création d’un ensemble d’oeuvres par des plasticiens contemporains. Depuis, pendant dix ans, ce travail de collecte de photographies et de témoignages mais aussi d’écoute, s’est patiemment élargi. Il donne lieu pour le 60e anniversaire du 9 juin 1944, à cette publication dont la conception évolutive permettra d’intégrer à l’avenir de nouveaux témoignages et photographies. Ni album souvenir, ni livre au sens classique du terme, il s’agit d’un objet singulier pour une mémoire présente.

«Elle fut longue, la vérification de papiers. Je voyais, de loin, là-bas,devant la direction de l’établissement, un groupe confus : les autorités de la ville mêlées aux uniformes allemands. On distinguait vaguement la formation de trois groupes : l’un à droite, l’autre à gauche, et quelques isolés, dans le milieu. À quoi répondait ce classement ? Mystère encore. « Walter », le chef de la Gestapo, interrogeait, examinait les papiers qu’on lui tendait, puis, d’un geste de son index, envoyait l’interpellé dans la colonne du milieu. Il faisait les réflexions les plus inattendues, les plus saugrenues : « vous êtes bien mal rasé, bien mal ciré. D’où sortez-vous cette capote ? Vous auriez pu la faire teindre ». Certains étaient appréhendés plusieurs fois puis abandonnés. D’autres étaient envoyés dans la colonne du milieu puis revenaient. Le Maire, ou plutôt le président de la délégation spéciale, dressant sa silhouette sur le milieu de la chausée, annonça : « Pour que la vie reprenne en ville, sortez …les employés de préfecture … » ils se rangèrent sur la route « les employés de mairie », ils se mirent à la suite…; « les employés des P.T.T…., du gaz…, les électriciens » (lesquels ? marchandages) ; « les chefs d’ateliers, sous-chefs, agents de maîtrise de la Marque, de la Manufacture »… (des mots plus ou moins techniques furent prononcés), « les entrepreneurs, les bouchers, les boulangers, les épiciers, les maraîchers, les pompiers, les services des eaux, les services du ravitaillement, les services financiers, les services des colonies de vacances, les garagistes (peut-être) »… « les docteurs, les pharmaciens, etc ».
Un choix au petit bonheur. Travail fait rapidement, en vitesse. Il y eut certes des oublis, des erreurs dans les deux sens….
Pour que la vie reprenne en ville ? Quelle dérision ! C’était sans doute pour que la vie reprenne en ville qu’on avait accroché des cordes aux potences et aux balcons. Mais cela, nous ne le savions pas encore… Nous restions 600 au maximum. Quels étaient ces hommes ?

C’étaient des hommes dont on n’avait pas besoin pour que la vie reprenne : êtres inutiles, parasites, douteux, donc suspects. C’étaient des jeunes ; les jeunes n’ont, en général, pas de situation : ils sont écoliers, élèves,étudiants, apprentis.
Il y avait aussi beaucoup de vieux de plus de 50 ans… Ces hommes étaient des ouvriers, des artisans, quelques fonctionnaires inutiles sûrement des terroristes ! …
Sur la place de Souilhac, cette foule compacte avait confiance. Ils étaient si nombreux. N’étaient-ils pas là, tous des hommes libres, égaux, des frères ? Ah ! Malheureux ! Vous aviez oublié qu’une révolution avait balayé tous ces mots. Egaux ? Pas même devant la mort. On allait vous le montrer dans quelques instants. Et le tri avait commencé»

Antoine Soulier *, « le Drame de Tulle »


* Instituteur à Tulle, raflé avec son fils Auguste qui sera pendu. Il écrira au sortir des terribles journées de juin 1944 l’ouvrage « Le Drame de Tulle », référence majeure et incontournable de ces évènements car il sera le seul à cette époque, à recueillir aussitôt les témoignages directs et précis d’un grand nombre de familles de victimes. Il faudra d’ailleurs attendre le 50e anniversaire en 1994 pour que les familles aient la possibilité de s’exprimer à nouveau.


Visage de l'horreur et esthétique du souvenir : est-il possible de se souvenir du présent d'un cauchemar politique ?
"Il s'agit de poser la question de la valeur du devoir de mémoire, de son rapport fidèle aux faits, de sa résistance à toute tentative de perversion oblique de son énoncé. Mon intervention voudrait interroger l'idée de commémoration pour mieux en souligner l'importance, faudrait-il dire l'urgence ? " Véronique Nahoum Grappe

Le texte qui suit est extrait de l'intervention de Véronique Nahoum Grappe, anthropologue, venue à Tulle le 9 juin 2001 à l’invitation de Peuple et Culture.


DEVOIR D’HISTOIRE.

« En France, le nom d’Oradour sur Glane est familier même à ceux qui ne savent pas exactement ce qui s’est passé. À la libération, Oradour est devenu d’emblée un symbole de la barbarie nazie et a suscité un travail d’histoire et de mémoire, des articles, des ouvrages, un musée qui deviendra plus tard centre de la mémoire. Oradour est dans les manuels scolaires. Tulle a échappé à la mémoire nationale. Pourquoi ? Peut-être est-ce dû au fait que les Tullistes ont assisté au martyr des leurs après un processus de tri. Je crois qu’il n’y a rien de plus avilissant que de trier les futures victimes devant leurs proches, de sélectionner ceux qui resteront en leur laissant la culpabilité inconsciente d’avoir pris la vie d’un autre. Peut-être faut-il aussi prendre en compte la différence de statut plus ou moins consciente entre la mort par le feu, quasi sacrificielle et « purificatrice » et celle par pendaison, souvent perçue comme infamante et « basse » dans de nombreuses civilisations dont la nôtre. Il est troublant de constater que le poids du silence peut envahir tout l’espace de communication collective : silence dans les familles, silence sur la place publique, silence dans tout le pays. Les nouvelles générations ne savent rien, mais parfois elles sentent peser quelque chose. Dans les années 90, Peuple et Culture décide de prendre contact avec les familles des victimes. Jusqu’alors, seule la commémoration annuelle rappelle ces évènements tragiques sur lesquels ont pesé pendant des années une chape de silence, de non dits et de souffrances tues. La cérémonie, le rituel, peuvent commémorer sans convoquer la mémoire, paradoxalement : on peut ainsi pendant quarante ans évoquer en fanfare et drapeau, le souvenir d’une période historique douloureuse et en effacer en même temps l’histoire réelle ! La commémoration ritualisée peut alors en se répétant, enterrer de plus en plus profondément son propre objet. Il faut revenir aux témoignages enfouis, aux souffrances réelles, aux faits avérés et précis : il faut accepter le miroir difficile de ces faits et ainsi exhumer les « cadavres dans les placards » (qui eux aussi doivent être enterrés normalement !), les culpabilités diffuses qui sont des ferments de désespoir secrets et de haines détournées, matrice d’une vie politique pétrie de fausseté et de ressentiments. Un tel travail a seulement été ébauché à Tulle et il serait indispensable de le continuer. Qu’est-ce que le devoir d’histoire ? C’est donner sa place à la version des victimes en recueillant leurs témoignages, leur parole. À partir de là, un travail d’historien consiste à rassembler un faisceau de faits, dégager une logique historique des choses inscrites dans le respect de la parole des survivants. Il y a eu crime ici et ça a fracturé la vie de bien des gens, il faut en faire l’histoire très sérieusement. D’autant plus sérieusement, justement documentée, sans idéologie, sans à priori, c’est ce qui fait que la victime survivante peut enfin être délivrée. Lorsque le silence est aussi inscrit dans le rapport à soi-même et que la force du déni a envahi tout le champ de la conscience, entendre ou lire le récit des faits peut avoir une valeur de réconciliation avec la vie, après un moment de crise intense et d’émotion terrible. À quoi sert le souvenir de ces morts s’il n’implique pas un devoir de présence à ce qu’il aurait fallu et ce qu’il faudrait faire si on voulait vraiment lutter contre ce qui les a tués ? Dénoncer, dénoncer, à défaut de résister. Plutôt que le recueillement et la commisération, ne faut-il pas privilégier la réflexion sur la présence du passé, dénoncer les ressemblances du présent, dévoiler la permanence de l’horreur pour mieux prévenir son renouvellement ? Car qu’il s’agisse du Rwanda, de l’Algérie, de l’ex-Yougoslavie, du Soudan, du Congo Brazzaville, de la Tchétchénie ou de la barbarie nazie, l’histoire répète de terribles crimes contre l’humanité : être fidèle aux pendus de Tulle, c’est, en acceptant leur histoire sans trou ni blanc, réagir et agir contre les pouvoirs assassins qui les ont massacrés et continuent sous des formes différentes à massacrer. La vraie mémoire des victimes du nazisme, c’est la résistance à tout ce qui peut lui ressembler de près ou de loin. »

Extraits de l’intervention « Violence d'état »
de Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue,
Tulle le 9 juin 2001.

99 hommes pendus à Tulle, le 9 juin 1944 :

Albert Charles
Armand Léon

Ballet Camille
Beaufils André
Blanchard Victor-Antoine
Blondel Paul
Boissier Yves
Bonjour Jean
Bonnet Georges
Bossavy Léon-Robert
Bouchetel Pierre-élie
Bourg François
Bouyssoux Albert
Briat Roger
Broustassoux Maurice-Roger
Brudieux Julien-Jean-Louis
Buchmuller Alexandre dit "lambert"
Buzy Benjamin-François

Caquot Maurice
Cazin Georges-Sébastien
Chagnard Fortuné
Chalaux Antoine
Chastagnol Albert-Daniel
Chichard Roger-Georges
Chieze Louis dit ³Loulou²
Communier Paul-Marie-François
Coutechier Marcel-André
Cueille Raymond
Curabet Jean-Simon


Demaux Marcel
Druliole Louis
Dumaitre Jean

Farge Maurice-André
Faurie Pierre-Charles
Fioux Marcel
Fourquet Georges-Paul

Gamblin André-Fernand
Ganne Lucien
Gaspard (nom de guerre
d'un algérien né à Oran)
Gay André
Gherchon Raphaël
Girard Gaston
Girard Jacques-Pierre-Marie
Gladi Henri-Albert-Paul
Gloria Georges
Godillon Charles
Guirande Lucien

Henriet Bernard
Heckler Henri
Heckler Lucien
Humbert Paul
Hurst Joseph-Edmond-Albert

Jougounoux Léon
Juille Lucien

Labesse Paul
Laborde étienne
Lacour Henri-Edmond-Louis
Lagarde André-Raymond
Laguionie Jean
Lalitte Henri-Antoine
Lamarre Michel-Marcel
Larchez Jean-Pierre-Eugène
Lasseron Alphonse
Laurent Robert-Hélen
Lefèvre Aimé-Charles-Léandre
Le Quilliec René-Michel
Le Souef Raymond
Lestrade Pierre-Jean-édouard


Manolesco Lionel
Marcilloux Armand
Mari Marius
Mas Antoine
Maugein Jean
Maury Henri
Mestre Adolphe-Pierre
Mohamed Ben Ahmed
Mons Henri-Julien
Moussours Alfred

Neyrat Maurice
Nunez-Martin Joseph

Palatsi Maurice
Pastor Maxime
Peuch André
Peuch Guy
Picard Jean-Martial
Pierre Auguste-Ernest

Reddon Georges
Reginensi Pierre
Rochedix Jean-Marius-Joseph
Roussarie Jacques
Roussarie Pierre
Roux Amédée-Louis

Souletie Jean-Pierre
Soulier Auguste-Marcel-Denis

Teillé François
Toulemon Jean-Pierre
Tourneix Marcel-René

Vieillefond Jean-François
Vitalis Pierre-Louis

(Cinq d’entre eux dont :
Roger-Georges Chichard
et François Teillé seront mitraillés
en allant à la pendaison
et ensevelis parmi les 99 hommes
à la décharge de Cueille à Tulle.)

101 déportés le 10 juin 1944 morts en déportation :

Allogne Clément-Sylvain
André Gilbert

Barbazanges Pierre
Barrat Louis
Barret Jean-Marie
Baudiffier Marcel
Bazaugour Léo
Bernardie Léonard-Antoine
Bertrand René
Blommaers Albert
Bon Georges
Bordes Noël
Borely Pierre
Bouillaguet Jean-Jacques
Boulant Jules
Bourges Francis
Brice Raymond
Bruat Antoine
Brunet Georges
Bussières Lucien

Cérandon Marcel
Césat Henri-Pierre
Chastel Antoine
Chaumeil Jean-René
Chaumeil Pierre-George
Clair Henri-émile
Coissac Henri
Costes Jean-Louis
Coudert Lucien
Cramoix Léopold-Louis
Craste Joseph-Marius

Danthony François
Daubernard André
David Léon
Demathieu Jean
Didelot Léon-Henri
Diederichs Noël-Alfred
Dubreuil Georges
Dufaure Léonard
Dumas Jean-Albert
Dupeyroux Simon-Maurice
Eloy Henri-René


Fargearel Daniel,
Faugère Raymond-Joseph,
Garroux Marcel
Géraudie Pierre
Goeres Marcel

Jacques Jean
Jaffre Emmanuel

Lachaud Jean
Lagnoux Antoine
Laporte Joseph
Laporte Léon, dit ³Antoine²
Larnaud Georges
Laval Jean


Machemy émile
Malaquin René
Malès Robert
Martel Jean-Louis
Ménard Gaston
Meneyrol Henri
Meyer Paul
Migot Georges
Moinet Pierre-Maurice
Monamy Louis-Marie
Monéger Jean-Léonard
Monjanel Léon,
Morlanne Louis
Mouly Antoine-Marius

Neyrat Henri-Pierre

Pailhès Georges
Pajot Lucien
Peuch Paul-Jean
Peuch Raymond
Plas Léopold
Plas Léon
Pouradier Aimé
Priem Albert-Maurice
Prieto Joseph

Raynouard Serge-Léon
Ricono Roger
Riol Pierre
Rosier Jean-Georges
Rougerie René


Sagnot Maurice
Sautet Henri-Jean
Sellenet Fernand
Sellenet Pierre
Soulier Marc
Surdol Henri

Tallet Pierre
Thévenot Robert
Toskici Jean
Tresallet Louis

Valade Henri-André
Verdier Pierre
Verlhac Albert
Vidalie Raymond
Vigne Jean-Martial

Wetta André
Wetta René

48 déportés le 10 juin 1944, rescapés des camps de concentration :

Aujol Maurice (décédé)

Barbazanges Jean
Bassaler Jean-Pierre (décédé)
Benne Gabriel (décédé)
Besse Henri
Bonneau René (décédé)
Brunie Léon (décédé)
Buatois Roger (décédé)
Burgos André
Bussières Jean-Albert

Camus René (décédé)
Canac Albert (décédé)
Chanourdie Julien (décédé)
Chapeau Jean-Marie (décédé)
Chatard Marcel-Jean (décédé)
Chevalier Maurice (décédé)
Drelon Pierre-Henri

Especel Edmond (décédé)
Eyssidieux Jean

Fage Martial
Fleygnac Pierre (décédé)
Fraysse Jean

Ganière François (décédé)
Gibiat François (décédé)
Goumy Gabriel (décédé)
Goudour Pierre (décédé)


Lacroix Jean (décédé)
Laporte Joseph (décédé)
Laporte Robert (décédé)
Lartigues Jean (décédé)
Leidner Christian (décédé)

Madelmont Jean
Malmartel Marc
Martin Louis (décédé)
Marliat Pierre
Massias Jean
Massias Lucien (décédé)
Mei Bengasi
Mournetas François (décédé)

Quéméré Jean (décédé)

Rathonie Louis (décédé)
Rebière Pierre (décédé)

Stemler René
(ne sera pas déporté le 10 juin 1944)

Thomas Roger (décédé)
Tournarie Jean (décédé)

Vergne Marcel
Viacroze Jean

Weckenmann Pierre (décédé

18 gardes voies assassinés par l’armée allemande à Tulle le 7 juin 1944 :
Barry Raymond-Charles
Bayle Roger
Bertrand Julien
Bordes François
Broch Antoine
Bronner Paul
Brousse Germain
Chadefaux Jean-Pierre

Dalbéra Georges
Duclaux Louis-Victor

Feuille Jean-René
Fraisse René

Lajoux Pierre
(Leblanc Abel sera rescapé)

Merger Jean

Rimaniol Robert-Jean
Rivière Benoît-Joseph

Salesse Jean-Baptiste

Vey Claude- Francisque

6 maquisards de l’armée secrète, tués à Pounot de Laguenne le 8 juin 1944 :
Colin Jean

Gardet Julien

Lafond André
Le Tourneur d’Ison Stanislas Jean-Marie
Roussarie Alfred

Strub Armand

La publication « Tulle, 9 juin 1944 » a reçu l'aide de l'Union Européenne dans le cadre du Programme « Leader+ » Pays de Tulle, de la Communauté de Communes du Pays de Tulle, de la Ville de Tulle, du Conseil Régional du Limousin, du Conseil Général de la Corrèze, du Comité d'Entreprise « Usine de la Marque » Borg Warner de Tulle, du Comité d'Établissement GIAT Industries Centre de Tulle et la participation de la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, secrétariat général pour l'administration du Ministère de la Défense

 

Un montage audiovisuel sur support DVD (35 mn) réalisé en 2004 par Jean Claude Fillol et Peuple et Culture reprend les éléments iconographiques de la publication et le 9 juin 2005, un nouveau DVD à caractère interactif de 2h45 mn inclura l’intégralité des témoignages , plusieurs photographies de chacune des victimes et de nouveaux visages ; Chièze Louis, Heckler Henri et Lucien (pendus), Bouillaguet Jean-Jacques, Bournazel François, Gaud Marcel, Fayat Henri, Lachaud Jean, Laporte Joseph, Rougerie René, Tintignac André (déportés), Vergne Marcel, Dubreuil Georges (déportés,rescapés)

Les recherches entreprises à partir de 1993 afin de retrouver les familles de victimes de juin 1944 n’ont pas toutes abouti. Un appel est lancé afin de nous signaler les pistes susceptibles de nous conduire vers les familles de victimes qui ne figurent pas dans l’hommage rendu à travers les photographies et les témoignages, le 9 juin 2004. ( Peuple et Culture, 51 bis rue Louis Mie. 19000 Tulle. Tél. 05 55 26 32 25)

/ Errata au 25/03/05 publication « Tulle, 9 juin 1944 »
Les modifications et compléments d'informations sont indiqués ci-dessous en gras vert.
Se reporter et consulter les textes en hommage aux victimes qui figurent dans la publication par ordre alphabétique

BARBAZANGES Jean.
« Marié et père de trois filles et deux garçons, il vit au 28 bd des Tamaris à Tulle »

FRAYSSE Jean
Matricule 76827

JUILLE Lucien
« marié, une fille et un garçon (2 et 1 an) »

HECKLER Henri et Lucien, remplacent Kékler Henri et Lucien (Liste « 99 hommes pendus»)

LAGUIONIE Jean.
« né le 3 juillet 1918 » « Enfant naturel, il fréquentait l'école »
« deux ans de service militaire dans « les Dragons » à Provins (Cavalerie) ».

LE QUILLIEC René-Michel remplace Le Quillec R-M
-
LE TOURNEUR d'ISON Stanislas Jean-Marie.
« Il repose au cimetière militaire de Tulle (Puy Saint Clair), au pied du monument aux morts des deux guerres ».

LEFEVRE Aimé.
« il a été pris à l'âge de 25 ans »
La photo choisie dans l'ouvrage n'est pas celle d'Aimé Lefèvre mais celle du fils d'Armand Marcilloux, ce dernier pendu lui aussi était le cousin d'Aimé Lefèvre.

MARI Marius
« pour avoir aidé une personne de confession juive», les frères jumeaux Heckler

MONEGER Jean-Léonard
« sa belle-soeur lui permettra de voir sa fille de deux ans »

NUNEZ-MARTIN Joseph remplace Nunez Martin-Joseph

PLAS Léon
« Marié, une fille prénommée Danièle et un garçon, Christian »

THOMAS Roger.
« Né le 1er Mai 1924 à Boulogne sur Mer (Pas de Calais) »

TOULEMON Jean-Pierre remplace Toulemont Jean-Pierre

VITALIS Pierre-Louis
« Marié, une fille de 8 mois et un garçon de 22 mois. »


PHOTO ( Portrait) Aimé Lefèvre, pendu à Tulle, le 9 juin 1944.



Edition d’un dvd

Le travail de collecte de photographies et de témoignages, mais aussi d'écoute auprès des familles de victimes (commencé par Peuple et Culture en 1993 et qui avait donné pour la première fois visage aux victimes grâce à l’affiche de Ramon) s'est patiemment élargi. Il a donné lieu en 2004, pour le 60e anniversaire du 9 juin 1944, à une publication, Tulle, 9 juin 1944.
De nouveaux témoignages et photographies, trouvent aujourd'hui un prolongement avec ce programme audiovisuel sur support dvd (4h20 min.).
Le dvd n'est pas la simple reproduction du livre. Les textes de témoignages enregistrés ont été enrichis, certains sont nouveaux et inédits (concernent des victimes déportées qui n’apparaissent sur aucune liste établie à ce jour) et pour chaque victime ne figurent pas seulement un portrait mais plusieurs photos intimes du cercle familial, constituant ainsi un document émouvant et vivant. Quinze femmes, hommes et jeunes gens ont prêté leur voix pour les enregistrements de témoignages.

Jean Claude Fillol en a assuré le montage et Jean-Yves Depecker, musicien et professeur au Conservatoire d'Aurillac a composé une musique originale en fonction de l'histoire de chacune des victimes et l’interprète à la guitare.

Disponible le 8 (10h-12h / 15h-18h) et les 9 et 10 juin (10h-13h) à Sortir la Tête, 14 rue Riche Tulle ou sur réservation à Peuple et Culture, 51 bis rue Louis Mie - Tulle - 05 55 26 32 25
prix : Familles de victimes 10 € - autres 15 €

Film : La Mémoire des vivants (52')

Film consacré aux événements du 9 juin 1944 à Tulle, réalisé par Jean Pradinas en 1994 à partir d'entretiens et de témoignages recueillis auprès des familles des victimes. K7 VHS disponible.

voir aussi le drame de Tulle du 9 juin 1944

e-mail Peupleetculture.correze@wanadoo.fr

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